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Livres et pensées
Couverture de Tout ce que je voulais, c'était courir

Tout ce que je voulais, c'était courir

de Anaïs Quemener

4/5selon la rédaction

4,8/5 sur Amazon, 307 évaluations, relevé en septembre 2026

Un récit autobiographique sobre sur la course, la maladie et la reconstruction, qui parlera surtout aux lecteurs attirés par les parcours sportifs vécus de l'intérieur.

En bref

Anaïs Quemener raconte la place prise par la course à pied dans sa vie, alors que son parcours est marqué par la maladie et ses conséquences. Le sport devient un moyen de tenir, de se reconstruire et de se fixer de nouveaux objectifs. Entre récit intime et témoignage sportif, le livre évoque les entraînements, les doutes et la discipline nécessaires pour progresser, sans réduire la course à une simple performance chronométrique.

À propos du livre

Le sujet central est la relation entre le corps, l’épreuve et la volonté d’avancer. Anaïs Quemener ne présente pas la course comme une solution magique, mais comme une pratique qui aide à retrouver des repères lorsque la maladie bouleverse l’existence. Le récit aborde ainsi la fatigue, la peur, la persévérance et la reconquête de soi, avec une attention particulière portée à ce que l’effort physique change dans le rapport à son propre corps.

La construction repose sur une parole autobiographique directe, qui associe étapes personnelles et progression sportive. Le texte privilégie le témoignage et la transmission d’une expérience plutôt qu’une analyse technique de l’entraînement. Cette approche rend le livre accessible aux lecteurs qui courent peu ou pas du tout, même si les passages consacrés aux objectifs, aux séances et aux compétitions intéresseront davantage les pratiquants réguliers.

Le livre s’inscrit dans la veine des récits de sport vécus de l’intérieur, avec une dimension supplémentaire liée à la maladie et à la reconstruction. Sa force tient au rapprochement entre deux réalités souvent séparées : la vulnérabilité du corps et les exigences de la performance. Il doit sa réputation à un parcours qui associe une épreuve personnelle fortement identifiable et une trajectoire sportive construite avec constance, sans transformer le témoignage en manuel de développement personnel.

Pour qui

À lire si

  • Les lecteurs qui cherchent un témoignage personnel sur la maladie, la reprise en main du corps et le rôle possible du sport dans une reconstruction.
  • Les coureurs qui souhaitent découvrir le parcours concret d’une athlète et les ressorts psychologiques de l’entraînement.
  • Les lecteurs sensibles aux récits de résilience, à condition d’accepter une narration davantage fondée sur l’expérience que sur l’analyse.

À éviter si

  • Les lecteurs qui attendent un programme précis d’entraînement, des conseils médicaux ou une méthode de course trouveront peu de réponses directement applicables.
  • Ceux qui préfèrent une œuvre littéraire très travaillée ou une intrigue romanesque risquent de rester à distance du caractère testimonial du livre.

Forces et limites

Ce qui fonctionne

  • Le récit montre concrètement comment la course peut devenir un point d’appui après une épreuve physique et psychologique.
  • La parole autobiographique relie les objectifs sportifs aux difficultés ordinaires de l’entraînement, sans présenter la performance comme une évidence.
  • Le livre rend accessible l’univers de la course à pied à des lecteurs qui ne pratiquent pas nécessairement ce sport.

Ce qui coince

  • La dimension de témoignage laisse moins de place à l’analyse approfondie des mécanismes médicaux, psychologiques ou sportifs évoqués.
  • La progression personnelle et sportive peut sembler linéaire aux lecteurs qui recherchent davantage de contradictions ou de recul critique.

Fiche technique

Auteur
Anaïs Quemener
Éditeur
J'ai lu
Parution
2024
Format
Poche
Prix éditeur
8,20 €
ISBN
9782290412060

Par la rédaction de Livres et pensées.