
Permis de tuer
de Pascal Boniface
3,5/5selon la rédaction
4,9/5 sur Amazon, 71 évaluations, relevé en septembre 2026
Un essai polémique sur Gaza, utile pour comprendre une lecture critique des récits médiatiques et diplomatiques du conflit.
En bref
Pascal Boniface analyse la guerre à Gaza à travers les notions de génocide, de négationnisme et de hasbara, terme désignant la communication et la défense de la position israélienne. L’essai interroge les mots employés pour décrire le conflit, les discours qui minimisent les souffrances civiles et les mécanismes de justification politique.
À propos du livre
Le livre se situe au croisement de la géopolitique, du droit international et de l’analyse des discours publics. Son enjeu principal consiste à examiner la manière dont certains acteurs nomment, encadrent ou écartent les faits relatifs à Gaza. Le titre annonce une charge sévère contre les mécanismes de légitimation de la violence et contre les formes de déni qui peuvent accompagner une situation de guerre.
La démarche de Pascal Boniface est celle d’un essayiste engagé dans le débat public. Elle privilégie l’interpellation, la mise en perspective politique et la discussion des récits concurrents plutôt qu’une présentation neutre au sens académique. Cette orientation donne au texte une forte lisibilité polémique, mais demande au lecteur de distinguer les faits établis, les qualifications juridiques et les interprétations défendues par l’auteur.
Dans l’œuvre de Pascal Boniface, ce livre prolonge un travail consacré aux relations internationales, au conflit israélo-palestinien et aux usages politiques de l’information. Il s’inscrit aussi dans une période où la qualification des événements de Gaza fait l’objet de controverses intenses. Sa valeur tient donc autant aux questions qu’il soulève sur la responsabilité des discours qu’à la position qu’il prend dans ces controverses.
L’essai intéressera particulièrement les lecteurs qui veulent comprendre les ressorts du vocabulaire politique appliqué à Gaza et les arguments mobilisés contre les récits dominants. Il ne constitue pas une synthèse impartiale de l’ensemble du conflit : son intérêt réside dans son angle critique, sa volonté de nommer ce qu’il perçoit comme des silences ou des dénis, et la discussion qu’il peut provoquer.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui cherchent une analyse engagée des discours politiques et médiatiques entourant la guerre à Gaza.
- Les personnes intéressées par le droit international, la géopolitique du Proche-Orient et les controverses autour de la qualification des violences.
- Les lecteurs familiers des essais de Pascal Boniface, qui souhaitent suivre sa réflexion sur le conflit israélo-palestinien.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent une histoire générale et équilibrée du conflit israélo-palestinien, car l’essai adopte un angle critique et clairement situé.
- Les lecteurs peu à l’aise avec les textes polémiques sur un sujet très conflictuel, dont le vocabulaire peut paraître accusatoire.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- L’essai met au premier plan la question décisive du vocabulaire utilisé pour décrire les violences commises à Gaza.
- Il relie les enjeux géopolitiques aux mécanismes de communication, de justification et de déni dans l’espace public.
- La thèse est exposée dans une langue accessible, sans abandonner les notions politiques et juridiques nécessaires au sujet.
Ce qui coince
- La position fortement engagée de l’auteur laisse moins de place à l’examen détaillé des arguments adverses, ce qui peut limiter sa portée pour une lecture contradictoire.
- La proximité avec l’actualité rend certaines analyses dépendantes d’un contexte politique et médiatique susceptible d’évoluer rapidement.
Fiche technique
- Auteur
- Pascal Boniface
- Éditeur
- Max Milo
- Parution
- 2025
- Format
- Broché
- Prix éditeur
- 21,90 €
- ISBN
- 9782315024377
Par la rédaction de Livres et pensées.