
Motordu champignon olympique
de Pef
4/5selon la rédaction
4,6/5 sur Amazon, 115 évaluations, relevé en septembre 2026
Une première lecture drôle et inventive, surtout destinée aux enfants qui aiment jouer avec les mots et les détournements de langage.
En bref
Le prince de Motordu veut participer aux Jeux olympiques, mais son vocabulaire déformé transforme les épreuves et les situations. Le récit repose sur cette confusion permanente entre les mots attendus et ceux qu’il emploie.
À propos du livre
Ce nouvel épisode met le sport au service du principe central de la série : Motordu comprend et nomme le monde de travers. Les disciplines olympiques, les consignes et le vocabulaire de la compétition deviennent ainsi matière à jeux de mots. L’intrigue reste simple, mais chaque situation permet aux jeunes lecteurs de repérer l’écart entre l’expression correcte et la formulation fantaisiste du personnage.
Pef construit le livre autour d’un texte court, rythmé par les détournements lexicaux et par des images qui prolongent les gags. La lecture peut se faire à deux niveaux : l’enfant suit une aventure sportive accessible, tandis que l’adulte ou le lecteur plus avancé apprécie les calembours et les rapprochements sonores. Cette mécanique favorise la lecture à voix haute et les échanges autour du sens des mots.
Le livre s’inscrit dans la série consacrée au prince de Motordu, dont l’originalité tient moins à la complexité de l’action qu’à une utilisation très libre de la langue. Comme dans les autres aventures du personnage, l’humour naît d’une règle constante, immédiatement compréhensible, puis déclinée de page en page. Le cadre olympique fournit un vocabulaire particulièrement propice à ces déformations.
L’intérêt du livre repose donc sur son efficacité comique et pédagogique plutôt que sur la profondeur de son récit. Il peut donner envie de jouer avec les mots, de corriger les expressions de Motordu et d’en inventer d’autres. Cette répétition du même procédé constitue aussi sa limite : les lecteurs peu sensibles aux jeux de langage risquent de trouver l’ensemble prévisible ou trop dépendant des illustrations.
Pour qui
À lire si
- Les enfants qui commencent à lire seuls et aiment les histoires courtes, les personnages récurrents et les situations comiques.
- Les adultes qui cherchent une lecture à voix haute permettant de jouer avec le vocabulaire et de faire réfléchir au sens des mots.
- Les lecteurs familiers du prince de Motordu, qui retrouveront son langage déformé dans un contexte sportif facilement identifiable.
À éviter si
- Les enfants qui recherchent une intrigue développée, car l’histoire sert surtout de support à une succession de jeux de mots.
- Les lecteurs peu sensibles aux calembours et aux contresens volontaires, qui peuvent rapidement percevoir le procédé comme répétitif.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le détournement systématique du vocabulaire sportif produit des jeux de mots immédiatement accessibles aux jeunes lecteurs.
- Le texte court et rythmé se prête bien à la lecture autonome comme à la lecture accompagnée.
- Les illustrations et le langage de Motordu se complètent pour rendre les situations comiques compréhensibles.
Ce qui coince
- La structure répétitive laisse peu de place au développement de l’intrigue ou des personnages secondaires.
- Une partie de l’humour dépend de la perception des ressemblances sonores et peut échapper aux lecteurs les plus jeunes.
Fiche technique
- Auteur
- Pef
- Éditeur
- Gallimard
- Format
- Poche
- Prix éditeur
- 6,90 €
- ISBN
- 9782075103282
Par la rédaction de Livres et pensées.