
Mélusine, tome 26 : En rose et noir
de Clarke et François Gilson
3,5/5selon la rédaction
4,8/5 sur Amazon, 52 évaluations, relevé en septembre 2026
Une BD d’humour fantastique efficace, fondée sur les gags et la personnalité de son héroïne plutôt que sur une intrigue suivie.
En bref
Mélusine est une jeune sorcière employée dans un château où la magie, les créatures fantastiques et les maladresses quotidiennes forment un constant sujet de contrariété. Dans ce vingt-sixième tome, les gags prolongent l’univers burlesque de la série, entre sortilèges qui dérapent et relations de travail peu ordinaires.
À propos du livre
Cette série détourne les figures classiques de la fantasy pour les ramener à des préoccupations familières : emploi, voisinage, jalousie, corvées et rivalités. Mélusine conserve ainsi son statut de sorcière, mais évolue dans un monde où les monstres et les fantômes ont des comportements presque banals. L’humour repose sur cet écart entre un décor gothique et des situations de comédie quotidienne.
L’album adopte une construction en gags courts, adaptée à une lecture fragmentée. Chaque séquence vise une chute rapide, souvent fondée sur un sort mal maîtrisé, un jeu de mots ou le décalage entre les personnages. Cette formule offre une bonne lisibilité, mais elle limite aussi la profondeur narrative et l’évolution des protagonistes, qui restent d’abord des figures comiques récurrentes.
Le dessin de Clarke privilégie une ligne claire, expressive et immédiatement compréhensible. Les décors de château, les silhouettes fantastiques et les expressions des personnages fournissent un cadre reconnaissable, sans alourdir les scènes. Le scénario de François Gilson entretient une mécanique régulière, davantage tournée vers l’efficacité des situations que vers une progression dramatique.
Ce tome s’inscrit dans la continuité d’une série installée de longue date dans la bande dessinée franco-belge humoristique. Il peut se lire sans connaître tous les albums précédents, même si les lecteurs familiers de l’univers apprécieront davantage les habitudes et les rapports de force entre les personnages. Sa réputation tient surtout à cette combinaison stable de fantaisie, de rythme et d’humour accessible.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui aiment les bandes dessinées franco-belges composées de gags courts, avec un univers fantastique traité sur le mode comique.
- Les jeunes lecteurs et les adultes à la recherche d’une lecture légère, lisible par épisodes et sans intrigue complexe.
- Les amateurs de séries humoristiques qui apprécient les personnages récurrents et les variations autour d’un même décor.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent un récit long, une forte évolution des personnages ou une intrigue suivie risquent de trouver la formule répétitive.
- Les amateurs de fantasy développée et de construction d’univers poussée resteront probablement sur leur faim, la magie servant surtout de ressort comique.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le décalage entre l’imaginaire gothique et les préoccupations ordinaires produit des situations comiques immédiatement lisibles.
- Le découpage en gags courts permet une lecture souple et un rythme régulier.
- Le dessin expressif de Clarke rend les personnages et les chutes faciles à suivre.
Ce qui coince
- La structure répétitive des gags réduit la variété narrative et peut lasser sur une lecture continue.
- Les personnages évoluent peu, ce qui favorise l’accessibilité mais limite la portée émotionnelle de l’album.
Fiche technique
- Auteur
- Clarke et François Gilson
- Éditeur
- Dupuis
- Parution
- 2019
- Format
- Relié
- Prix éditeur
- 12,95 €
- ISBN
- 9782800174082
Par la rédaction de Livres et pensées.