
Max et Lili sont fans de marques, tome 85
de Dominique de Saint Mars et Serge Bloch
3,5/5selon la rédaction
4,8/5 sur Amazon, 62 évaluations, relevé en septembre 2026
Un album accessible pour parler de publicité, de consommation et de pression sociale sans donner de leçon trop abstraite.
En bref
Max et Lili s’intéressent beaucoup aux vêtements et aux objets de marque. À travers leurs envies, leurs discussions et le regard des autres, l’album aborde la publicité, la consommation et le besoin de s’intégrer au groupe.
À propos du livre
Ce tome s’attaque à une situation familière aux enfants : l’importance accordée aux logos, aux vêtements et aux objets réputés désirables. Le sujet ne se limite pas à la question de l’argent. Il concerne aussi le regard des camarades, la comparaison sociale et la peur de ne pas avoir les bons attributs pour être accepté. L’album invite ainsi à distinguer une envie personnelle d’un désir fabriqué ou renforcé par la publicité.
Comme les autres volumes de la série, le livre associe un récit court, des dessins très lisibles et des échanges directs entre les personnages. Les illustrations de Serge Bloch donnent aux scènes une expressivité immédiate, tandis que le texte de Dominique de Saint Mars privilégie des situations concrètes et un vocabulaire accessible. Cette construction facilite la lecture autonome, mais aussi la discussion avec un adulte après certains épisodes.
L’intérêt de ce tome tient à son ancrage dans le quotidien plutôt qu’à une démonstration théorique sur la société de consommation. Les enfants peuvent reconnaître des comportements, des arguments ou des réflexes sans que le livre exige de connaissances particulières. Le propos reste toutefois orienté : il pousse à prendre du recul face aux marques et à réfléchir à ce qu’elles représentent, davantage qu’à explorer toutes les nuances du plaisir d’acheter ou des différences de qualité entre produits.
Ce volume s’inscrit dans la vocation de la collection, qui utilise les aventures de Max et Lili pour mettre des mots sur des préoccupations enfantines et familiales. Son efficacité vient de cette combinaison entre identification, humour visuel et question finale implicite. Il sera surtout utile comme point de départ pour un échange, car la brièveté du récit laisse volontairement aux lecteurs le soin de formuler leurs propres critères et leurs propres limites.
Pour qui
À lire si
- Les enfants qui commencent à s’interroger sur les marques, la mode et l’influence du groupe y trouveront des situations proches de leur quotidien.
- Les parents et les enseignants peuvent s’en servir pour ouvrir une discussion concrète sur la publicité, le budget et la pression sociale.
- Les lecteurs habitués à la collection apprécieront un nouveau sujet de société traité dans un format court et accessible.
À éviter si
- Les lecteurs qui cherchent une analyse approfondie de la publicité ou de la consommation trouveront le traitement trop simple et trop directement pédagogique.
- Les enfants peu attirés par les récits de sensibilisation risquent de juger le message prévisible.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le livre relie clairement marques, publicité, désir d’achat et regard des camarades.
- Les dessins rendent les réactions des personnages immédiatement compréhensibles, même pour les lecteurs débutants.
- Le sujet se prête facilement à une conversation entre l’enfant et l’adulte qui l’accompagne.
Ce qui coince
- La portée pédagogique conduit parfois à des situations et à des échanges très démonstratifs.
- Le format bref laisse peu de place aux nuances sur les raisons légitimes de préférer une marque ou un produit.
Fiche technique
- Auteur
- Dominique de Saint Mars et Serge Bloch
- Éditeur
- Calligram
- Parution
- 2008
- Format
- Relié
- Prix éditeur
- 6,20 €
- ISBN
- 9782884804370
Par la rédaction de Livres et pensées.