
Lucky Luke, tome 37 : Oklahoma Jim
de René Goscinny et Morris
3,5/5selon la rédaction
4,7/5 sur Amazon, 67 évaluations, relevé en septembre 2026
Un épisode fondé sur les faux-semblants, efficace par son rythme et ses gags, mais moins marquant que les grands classiques de la série.
En bref
Lucky Luke se trouve confronté à Oklahoma Jim, un personnage dont les agissements brouillent les repères habituels du héros. L’affaire repose sur une confusion d’identités et sur la réputation de celui qui défend la loi dans l’Ouest. René Goscinny et Morris privilégient une aventure de western comique, menée par une succession de situations rapides, de poursuites et de quiproquos.
À propos du livre
L’album exploite un ressort particulièrement adapté à Lucky Luke : la distance entre l’image publique d’un héros et la réalité des actes qui lui sont attribués. Oklahoma Jim permet ainsi de jouer sur la confiance, la reconnaissance et les apparences, sans transformer l’histoire en enquête complexe. Le sujet reste léger, mais il donne une cohérence aux péripéties et offre au héros une opposition différente de celle des Dalton ou des bandits traditionnels.
La construction est celle d’un album classique de la série, avec une progression très lisible et des séquences conçues pour produire un effet comique immédiat. Le scénario de Goscinny avance par retournements et malentendus, tandis que Morris soigne la lisibilité de l’action, les attitudes des personnages et les décors de l’Ouest. Cette efficacité favorise la lecture, même si certains gags paraissent plus fonctionnels que mémorables.
Oklahoma Jim appartient à la période où la série a déjà trouvé ses principaux codes : héros solitaire, caricature du western, dialogues précis et violence constamment désamorcée par l’humour. L’album montre bien la complémentarité entre l’écriture de Goscinny et le dessin de Morris, notamment dans les scènes où le mouvement et l’expression suffisent à prolonger la plaisanterie. Il s’agit d’un épisode solide, davantage représentatif que fondateur.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui apprécient les albums classiques de Lucky Luke, avec une intrigue autonome, des quiproquos et un rythme soutenu.
- Les amateurs de bande dessinée franco-belge cherchant un western humoristique accessible à différents âges.
- Les lecteurs intéressés par le travail conjoint de René Goscinny et Morris et par la mise en place des codes de la série.
À éviter si
- Les lecteurs qui attendent une intrigue très développée ou une forte profondeur psychologique trouveront l’album trop bref et trop construit autour du gag.
- Ceux qui recherchent les épisodes les plus emblématiques de Lucky Luke pourront le juger moins inventif que les albums consacrés aux Dalton ou à des figures historiques.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le thème des faux-semblants fournit une opposition claire et cohérente à Lucky Luke.
- Le découpage privilégie une action lisible et des enchaînements comiques bien calibrés.
- Le dessin de Morris rend immédiatement compréhensibles les attitudes, les poursuites et les situations burlesques.
Ce qui coince
- L’intrigue reste assez simple et les personnages secondaires sont surtout utilisés comme ressorts comiques.
- Plusieurs gags reposent sur des mécanismes classiques de la série, ce qui peut donner une impression de déjà-vu aux lecteurs familiers des albums.
Fiche technique
- Auteur
- René Goscinny et Morris
- Éditeur
- Lucky Comics
- Parution
- 1960
- Format
- Relié
- Prix éditeur
- 12,95 €
- ISBN
- 9782884710923
Par la rédaction de Livres et pensées.