Aller au contenu
Livres et pensées
Couverture de Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi

de Katherine Pancol

3,5/5selon la rédaction

4,2/5 sur Amazon, 1 600 évaluations, relevé en septembre 2026

Une saga familiale ample et vive, portée par des personnages attachants, mais parfois alourdie par ses intrigues trop nombreuses.

En bref

Troisième volet de la trilogie consacrée à Joséphine Cortès, le roman retrouve une famille confrontée aux changements de statut, aux ambitions et aux blessures anciennes. Entre Paris, New York et Londres, les destins de Joséphine, de ses filles et de leurs proches continuent de se croiser dans un registre mêlant chronique familiale, comédie sociale et mélodrame.

À propos du livre

Ce dernier volume prolonge les trajectoires ouvertes dans Les Yeux jaunes des crocodiles et La Valse lente des tortues. Joséphine Cortès doit composer avec une nouvelle visibilité, tandis que ses filles avancent vers l’âge adulte et que les personnages secondaires cherchent eux aussi leur place. Le livre s’intéresse moins à une intrigue unique qu’aux effets du changement sur une famille élargie : réussite, désir d’indépendance, rapports de classe, secrets et fidélités y sont constamment mêlés.

Katherine Pancol construit un récit choral, fondé sur l’alternance des points de vue et la circulation rapide entre plusieurs milieux. Cette organisation donne au roman une énergie feuilletonesque, avec des scènes brèves, des dialogues nombreux et des retournements réguliers. Le style privilégie la lisibilité et l’efficacité émotionnelle plutôt que l’analyse psychologique approfondie. Les situations sont souvent traitées sur un mode très contrasté, entre ironie, pathos et observation des comportements sociaux.

Le roman occupe une place de conclusion dans une trilogie dont le moteur principal est l’évolution de Joséphine et de son entourage. Il peut se lire comme une vaste chronique des femmes, de leurs ambitions et de leurs dépendances, mais aussi comme un récit de mobilité sociale et affective. Sa réputation tient à l’attachement suscité par les personnages et à l’ampleur de la saga, davantage qu’à une recherche formelle ou à une intrigue particulièrement resserrée.

Cette ampleur constitue à la fois sa force et sa faiblesse. Les lecteurs qui aiment suivre une nombreuse galerie de personnages apprécieront les échos entre les histoires et la sensation de continuité. En revanche, certaines intrigues paraissent plus démonstratives, et les coïncidences ou les changements de ton peuvent donner une impression de facilité. Le livre assume pleinement les codes du roman populaire contemporain : il cherche la proximité avec ses personnages et la relance permanente de l’intérêt.

Pour qui

À lire si

  • Les lecteurs qui aiment les sagas familiales longues, les personnages nombreux et les intrigues qui se répondent d’un tome à l’autre.
  • Les amateurs de romans populaires français mêlant chronique sociale, relations amoureuses, ambitions professionnelles et secrets de famille.
  • Les lecteurs déjà engagés dans la trilogie, qui souhaitent retrouver Joséphine Cortès et connaître la suite des parcours de son entourage.

À éviter si

  • Les lecteurs qui recherchent une intrigue resserrée, une psychologie très fouillée ou une construction discrète risquent de trouver le récit trop foisonnant.
  • Ceux qui supportent mal les retournements mélodramatiques et les coïncidences narratives peuvent être gênés par certains procédés.

Forces et limites

Ce qui fonctionne

  • La continuité entre les trois volumes donne de l’épaisseur aux transformations de Joséphine, de ses filles et de leurs proches.
  • La narration chorale permet de faire varier les milieux, les tempéraments et les enjeux sans abandonner la dynamique familiale.
  • Les dialogues et les scènes courtes assurent une lecture fluide malgré l’importance du nombre de personnages.

Ce qui coince

  • La multiplication des intrigues secondaires disperse parfois l’attention et réduit la force de certaines trajectoires.
  • Le recours au mélodrame et aux coïncidences peut sembler appuyé, surtout lorsque le roman cherche à provoquer une réaction affective immédiate.

Fiche technique

Auteur
Katherine Pancol
Parution
2010
Format
Numérique

Par la rédaction de Livres et pensées.