
Le Nouvel Ordre écologique, l’arbre, l’animal et l’homme
de Luc Ferry
3,5/5selon la rédaction
4,4/5 sur Amazon, 44 évaluations, relevé en septembre 2026
Un essai polémique et documenté pour comprendre les tensions entre écologie radicale, droits des animaux et humanisme.
En bref
Luc Ferry examine les fondements philosophiques et politiques de l’écologie contemporaine, en s’intéressant notamment à la place accordée à la nature et aux animaux. Il met en garde contre une remise en cause de l’humanisme au nom de la protection du vivant, dans un registre argumentatif et polémique.
À propos du livre
L’ouvrage s’attaque moins à la défense de l’environnement en général qu’à certaines formes radicales de l’écologie. Luc Ferry interroge le passage d’une politique de protection de la nature à une doctrine susceptible d’accorder aux écosystèmes ou aux animaux une valeur juridique et morale comparable à celle des êtres humains. L’enjeu central est donc la définition de l’humanisme : l’homme doit-il rester la mesure du droit et de la responsabilité, ou accepter une décentration plus profonde au profit du vivant ?
La démonstration s’appuie sur l’histoire des idées, la philosophie politique et l’analyse de textes liés à l’écologie et à la cause animale. Ferry cherche à distinguer la préservation raisonnable des milieux naturels d’une sacralisation de la nature. Son écriture est claire, offensive et construite autour de thèses nettement opposées. Cette lisibilité facilite l’accès aux débats philosophiques, mais la vigueur polémique conduit parfois à présenter les courants écologistes à partir de leurs positions les plus radicales.
Le livre s’inscrit dans la réflexion de Luc Ferry sur la modernité, la responsabilité et les limites de l’humanisme classique. Il a contribué à installer en France un débat public sur les implications philosophiques de l’écologie et sur la notion de droits des animaux. Sa réputation tient à cette capacité de formuler des questions difficiles dans une langue accessible, autant qu’à la controverse suscitée par ses rapprochements historiques et par son refus d’une écologie devenue, selon lui, une nouvelle vision globale du monde.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui veulent comprendre les présupposés philosophiques de l’écologie politique et de la cause animale.
- Les lecteurs intéressés par les débats entre humanisme, droits de la nature et responsabilité environnementale.
- Les lecteurs qui apprécient les essais de philosophie politique construits autour d’une thèse clairement défendue.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent une présentation neutre et exhaustive des différents courants écologistes risquent de trouver l’approche trop polémique.
- Les lecteurs peu familiers avec les débats philosophiques peuvent être gênés par les références historiques et conceptuelles, malgré une écriture accessible.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le livre distingue clairement la protection de l’environnement d’une conception plus radicale des droits de la nature et des animaux.
- La construction historique relie des débats contemporains à des traditions philosophiques et politiques plus anciennes.
- La thèse est exposée dans une langue directe, avec des oppositions conceptuelles faciles à suivre.
Ce qui coince
- La polémique amène parfois l’auteur à privilégier les positions les plus radicales de l’écologie, au détriment de ses courants plus modérés.
- Les rapprochements historiques et idéologiques peuvent paraître discutables ou insuffisamment nuancés pour un lecteur qui attend une étude contradictoire.
Fiche technique
- Auteur
- Luc Ferry
- Éditeur
- Le Livre de Poche
- Parution
- 1992
- Format
- Poche
- Prix éditeur
- 7,40 €
- ISBN
- 9782253943365
Par la rédaction de Livres et pensées.