
La 7e femme
de Frédérique Molay
3,5/5selon la rédaction
4,3/5 sur Amazon, 2 500 évaluations, relevé en septembre 2026
Un polar procédural efficace, porté par une enquête sous pression et un commissaire appelé à devenir récurrent.
En bref
À Paris, un tueur en série s’en prend à des femmes selon un rituel précis. Le commissaire Nico Sirsky et la brigade criminelle doivent comprendre sa logique avant qu’une nouvelle victime ne soit désignée. Le roman privilégie l’enquête procédurale, la progression de l’investigation et la tension liée à la course contre la montre.
À propos du livre
Le livre s’inscrit dans la tradition du polar de brigade criminelle : les enquêteurs recueillent les indices, confrontent les hypothèses et tentent de reconstituer la logique d’un meurtrier qui semble agir avec méthode. L’intérêt tient moins à une enquête psychologique sophistiquée qu’à la pression exercée sur les policiers, confrontés à un adversaire difficile à cerner et à la menace d’un nouveau crime.
Frédérique Molay adopte une construction lisible, fondée sur l’alternance entre avancées de l’enquête et montée du danger. Le récit avance à un rythme soutenu, avec une place importante accordée aux procédures, aux déductions et au travail collectif de la police. Cette efficacité peut parfois donner au roman une facture très classique, mais elle sert clairement l’objectif de maintenir la tension.
La figure du commissaire Nico Sirsky donne au livre un centre durable et ouvre une série policière appelée à le reprendre. Son approche professionnelle, autant que les rapports entre les membres de l’équipe, empêchent l’enquête de se réduire à un simple jeu d’indices. Le roman reste toutefois davantage attaché aux ressorts du thriller et au suspense qu’à une exploration très approfondie des personnages.
Récompensé par le prix du Quai des Orfèvres 2007, La 7e femme a trouvé sa place dans le courant du polar français contemporain qui associe enquête réaliste et menace sérielle. Sa réputation repose surtout sur son efficacité narrative et sur sa connaissance des mécanismes policiers. Il constitue une entrée accessible dans l’univers de Frédérique Molay, sans chercher à renouveler radicalement le genre.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui apprécient les enquêtes de police structurées, avec une progression méthodique et une forte contrainte de temps.
- Les amateurs de thrillers français centrés sur un tueur en série et sur le fonctionnement d’une brigade criminelle.
- Ceux qui souhaitent découvrir une série policière à travers son premier volume et suivre un commissaire récurrent.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent une écriture très littéraire ou une psychologie criminelle particulièrement fouillée risquent de trouver l’ensemble trop classique.
- Les amateurs de polars fondés sur l’ambiguïté morale et l’expérimentation narrative pourront rester à distance de sa construction très lisible.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- La mécanique de l’enquête maintient une tension régulière sans perdre de vue le travail concret de la brigade.
- Le commissaire Nico Sirsky fournit un personnage central suffisamment structurant pour installer une série.
- Le récit associe efficacement procédure policière, menace sérielle et course contre la montre.
Ce qui coince
- La construction très classique laisse peu de place à la surprise formelle ou à une grande ambiguïté psychologique.
- Certains personnages et ressorts du thriller restent fonctionnels, ce qui peut limiter l’épaisseur émotionnelle du récit.
Fiche technique
- Auteur
- Frédérique Molay
- Éditeur
- Fayard
- Parution
- 2006
- Format
- Numérique
Par la rédaction de Livres et pensées.