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Livres et pensées
Couverture de Infinity 8, tome 6 : Connaissance de soi

Infinity 8, tome 6 : Connaissance de soi

de Lewis Trondheim et Martin Trystram

3,5/5selon la rédaction

5/5 sur Amazon, 5 évaluations, relevé en septembre 2026

Un épisode de science-fiction ludique et accessible, plus intéressant par son dispositif que par la profondeur de son intrigue.

En bref

À bord de l’Infinity 8, immense vaisseau spatial lancé dans un voyage sans fin, une nouvelle anomalie exige l’intervention d’un agent. Ce sixième épisode mêle enquête, aventure spatiale, humour et réflexion sur l’identité, dans le cadre feuilletonnant propre à la série.

À propos du livre

Comme les autres volumes d’Infinity 8, Connaissance de soi repose sur une situation de crise traitée dans un univers de science-fiction volontairement démesuré. Le récit joue avec les codes de l’aventure spatiale, les anomalies temporelles et les missions d’agents spécialisés, tout en conservant une dimension comique. Le thème annoncé par le titre, l’identité et la perception de soi, donne à l’épisode une orientation plus introspective que ne le laisse attendre son décor spectaculaire.

La construction reste très lisible : une mission, une menace, des obstacles successifs et une progression fondée sur les révélations. Lewis Trondheim privilégie le mouvement, les dialogues rapides et les situations décalées plutôt qu’une description approfondie du monde. Le dessin de Martin Trystram accompagne cette approche avec une mise en scène claire et efficace, adaptée aux décors de vaisseaux, aux créatures étranges et aux scènes d’action.

Ce tome s’inscrit dans le principe original d’Infinity 8, une série conçue comme un feuilleton collectif où chaque épisode propose une tonalité graphique et narrative différente. Cette formule permet de varier les styles sans perdre le cadre commun, mais elle limite aussi le temps consacré au développement psychologique et aux intrigues secondaires. Le volume fonctionne donc mieux comme aventure autonome que comme récit de science-fiction ample et durable.

L’intérêt de l’album tient surtout à l’équilibre entre imagination, humour et efficacité narrative. Les lecteurs apprécieront la liberté du concept et le renouvellement visuel de la série, tandis que ceux qui recherchent une intrigue complexe ou une forte densité émotionnelle pourront rester à distance. Ce sixième tome constitue une lecture divertissante dans un ensemble ambitieux, sans être nécessairement le plus marquant par sa profondeur.

Pour qui

À lire si

  • Les lecteurs de bande dessinée de science-fiction qui aiment les univers spatiaux, les missions à rebondissements et les concepts narratifs originaux.
  • Les amateurs de Lewis Trondheim qui apprécient son humour, son goût des dialogues vifs et sa manière de détourner les conventions du genre.
  • Les lecteurs qui veulent découvrir un épisode autonome dans une série collective sans s’engager dans une longue saga continue.

À éviter si

  • Les lecteurs qui attendent une science-fiction réaliste, très documentée ou centrée sur une construction psychologique approfondie.
  • Ceux qui préfèrent les intrigues longues et fortement développées pourront trouver le format de l’épisode trop rapide.

Forces et limites

Ce qui fonctionne

  • Le cadre de l’Infinity 8 permet de renouveler les situations et les imaginaires d’un tome à l’autre.
  • Le scénario associe clairement aventure spatiale, humour et réflexion sur l’identité.
  • Le dessin de Martin Trystram rend lisibles les décors, les scènes d’action et les éléments fantastiques.

Ce qui coince

  • Le format court réduit le développement des personnages et des enjeux secondaires.
  • L’intrigue privilégie l’efficacité et le décalage comique, parfois au détriment de la profondeur.

Fiche technique

Auteur
Lewis Trondheim et Martin Trystram
Éditeur
Rue de Sèvres
Parution
2018
Format
Numérique

Par la rédaction de Livres et pensées.