
Histoire des littératures, tome 1 : Littératures anciennes, orientales et orales
de Raymond Queneau, direction
4/5selon la rédaction
3,5/5 sur Amazon, 2 évaluations, relevé en septembre 2026
Un vaste ouvrage de référence, érudit et structuré, surtout utile aux lecteurs disposés à consulter une histoire littéraire désormais datée.
En bref
Ce premier tome propose une histoire comparée des littératures anciennes, orientales et de tradition orale. Il rassemble des études consacrées à des civilisations, des corpus et des formes de transmission très divers, dans une perspective encyclopédique.
À propos du livre
L’ouvrage embrasse un domaine considérable : littératures de l’Orient ancien, textes religieux ou mythologiques, traditions épiques et productions transmises oralement. Son intérêt tient à cette confrontation de cultures souvent étudiées séparément. Il permet de replacer les œuvres dans leurs systèmes de croyances, leurs pratiques sociales et leurs modes de transmission, plutôt que de les isoler comme de simples monuments textuels.
La construction relève davantage de l’encyclopédie savante que du récit historique continu. Les contributions successives privilégient l’exposé, la contextualisation et la présentation des sources. Cette organisation facilite la consultation par aire culturelle ou par période, mais elle produit aussi une lecture discontinue. Le style est généralement analytique et documenté, avec une densité qui demande une attention soutenue et des connaissances historiques minimales.
Publié au milieu des années 1950 sous la direction de Raymond Queneau, le volume appartient à une entreprise éditoriale ambitieuse de synthèse des littératures mondiales. Il conserve la valeur d’un panorama de référence et d’un témoignage sur l’histoire littéraire comparée de son époque. Certaines catégories, méthodes et hiérarchies culturelles portent toutefois la marque de leur date de publication, ce qui impose de le compléter par des recherches plus récentes.
La réputation de ce tome repose moins sur une thèse originale que sur l’ampleur de son programme et la réunion de nombreux savoirs spécialisés. Il peut servir d’ouvrage d’orientation, faire apparaître des rapprochements entre traditions éloignées et fournir un cadre pour approfondir ensuite chaque corpus. Sa lecture est plus féconde lorsqu’elle accompagne une démarche de recherche que lorsqu’elle est abordée comme une introduction légère ou définitive.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui cherchent un panorama historique des littératures anciennes et des traditions orales, avec une approche comparatiste.
- Les étudiants et chercheurs ayant besoin d’un ouvrage de repérage avant de consulter des études spécialisées.
- Les amateurs d’histoire culturelle prêts à lire un volume dense, organisé comme une encyclopédie plutôt que comme une synthèse narrative.
À éviter si
- Les lecteurs qui souhaitent une introduction rapide, pédagogique et récente aux littératures du monde ancien.
- Les lecteurs peu à l’aise avec les ouvrages collectifs, les changements de corpus et une information présentée de manière très dense.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- L’ampleur des civilisations et des traditions réunies dans un même volume permet des comparaisons rarement possibles dans un ouvrage consacré à une seule aire culturelle.
- La structure par domaines et corpus rend le livre consultable comme un instrument de référence, sans imposer une lecture linéaire intégrale.
- La contextualisation historique et religieuse replace les textes dans leurs conditions de production et de transmission.
Ce qui coince
- L’ouvrage porte les catégories et les méthodes de son époque, qui peuvent paraître datées à la lumière des recherches contemporaines.
- La densité des contributions et l’absence d’une progression pédagogique continue rendent l’accès difficile aux lecteurs débutants.
Fiche technique
- Auteur
- Raymond Queneau, direction
- Éditeur
- Gallimard
- Parution
- 1955
- Format
- Relié
Par la rédaction de Livres et pensées.