
Histoire de l'art, tome I : L'Art antique
de Élie Faure
4/5selon la rédaction
4,2/5 sur Amazon, 67 évaluations, relevé en septembre 2026
Une synthèse ancienne mais stimulante, à recommander aux lecteurs intéressés par l’histoire de l’art et les grandes interprétations plus qu’au détail documentaire.
En bref
Dans ce premier volume de son Histoire de l’art, Élie Faure propose une lecture d’ensemble des formes artistiques de l’Antiquité. Il met en relation les civilisations, leurs croyances, leurs sociétés et leurs productions, en privilégiant la sculpture, l’architecture et les grands équilibres de l’art ancien.
À propos du livre
L’ouvrage ne se présente pas comme un catalogue d’œuvres ni comme un manuel méthodique au sens contemporain. Faure cherche plutôt à comprendre l’art antique comme l’expression d’une civilisation, de ses forces collectives et de sa vision du monde. Cette ambition donne au livre une ampleur réelle : les œuvres sont replacées dans une histoire générale des peuples et des sensibilités. En contrepartie, les analyses restent souvent synthétiques et les différences entre périodes ou traditions peuvent être simplifiées par le désir de dégager de grandes lignes.
La construction suit une logique historique et comparative, qui permet de passer d’une civilisation à l’autre sans isoler artificiellement les œuvres de leur contexte. Le style est ample, imagé, parfois lyrique, très éloigné de la neutralité universitaire actuelle. Cette écriture rend les idées mémorables et donne une forte unité à l’ensemble, mais elle impose aussi les préférences et les catégories de son époque. Le lecteur y trouvera davantage une interprétation personnelle de l’art antique qu’un état récent de la recherche archéologique.
Ce volume occupe une place importante dans une entreprise qui a contribué à rendre l’histoire de l’art accessible à un large public cultivé. Faure ne cherche pas seulement à identifier des styles ou des monuments : il veut montrer comment l’art participe à la vie collective et à la formation d’une civilisation. Cette perspective explique la durée de sa réputation. Elle intéresse encore par sa puissance de synthèse et par la qualité de sa prose, à condition de la lire avec le recul nécessaire devant ses généralisations et ses limites historiographiques.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui souhaitent une première vision d’ensemble de l’art antique, sans se limiter à une succession de dates et de notices.
- Les amateurs d’histoire de l’art sensibles aux interprétations culturelles et à une prose essayistique, ample et personnelle.
- Les lecteurs qui veulent découvrir un classique de la vulgarisation artistique française en le replaçant dans son époque.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent un manuel actualisé, abondamment documenté et conforme aux méthodes universitaires contemporaines.
- Les lecteurs peu réceptifs aux généralisations historiques ou au style lyrique, qui peuvent trouver l’analyse trop affirmative.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- La synthèse relie les formes artistiques à l’organisation sociale, aux croyances et à la vision du monde des civilisations étudiées.
- La prose, très travaillée, donne une cohérence et une force évocatrice aux développements historiques.
- L’ouvrage propose une lecture globale de l’art antique, accessible sans réduire entièrement les enjeux à des notices élémentaires.
Ce qui coince
- Les catégories et les jugements de Faure portent la marque de leur époque, ce qui rend certaines généralisations discutables aujourd’hui.
- La densité du propos et l’absence d’un appareil pédagogique moderne peuvent désorienter les lecteurs qui débutent complètement dans l’histoire de l’art.
Fiche technique
- Auteur
- Élie Faure
- Parution
- 1909
- Format
- Numérique
Par la rédaction de Livres et pensées.