
Game Over, tome 2, No problemo
de Midam, Adam et Augustin
4/5selon la rédaction
4,8/5 sur Amazon, 501 évaluations, relevé en septembre 2026
Un album de gags muets, lisible rapidement, qui mise sur la répétition inventive et un humour cartoon volontairement cruel.
En bref
Le Petit Barbare poursuit ses aventures dans un univers de jeu vidéo où chaque progression rencontre des pièges, des monstres et des situations absurdes. Entièrement fondé sur le dessin et le gag visuel, l’album reprend une mécanique de défaite répétée, avec un humour proche du cartoon et de la bande dessinée de jeux vidéo.
À propos du livre
No problemo repose sur un principe très simple : le Petit Barbare doit avancer dans un monde hostile, mais les obstacles et les créatures qu’il rencontre transforment chaque tentative en catastrophe. L’intérêt ne vient donc pas d’une intrigue suivie, mais de la variété des pièges, de la précision du timing et de la manière dont une situation apparemment gagnée peut se retourner. La violence reste stylisée et comique, sans recherche de réalisme.
La bande dessinée est presque entièrement muette. Les auteurs doivent ainsi faire comprendre l’action, installer l’attente et produire la chute par la seule mise en scène, les attitudes et les expressions. Les planches privilégient une lecture immédiate, avec des gags courts et une construction répétitive assumée. Cette absence de dialogues rend l’album accessible, mais elle limite aussi la place accordée aux nuances psychologiques ou à un humour fondé sur le langage.
Le personnage et son environnement prolongent l’univers de Kid Paddle, tout en déplaçant le centre de gravité vers le jeu vidéo lui-même. Le Petit Barbare n’est plus seulement un élément de décor ou un personnage secondaire : il devient le support d’une succession d’échecs burlesques. Ce dispositif permet de parler aux lecteurs familiers des jeux de plateforme, tout en restant compréhensible pour ceux qui n’en maîtrisent pas les codes.
La réputation de la série tient à cette formule immédiatement identifiable, à son dessin lisible et à sa capacité à renouveler une même situation sans la transformer en récit classique. Le deuxième tome s’inscrit dans cette continuité plutôt qu’il ne cherche à élargir le concept. Il convient particulièrement à une lecture par épisodes, à partager ou à reprendre par petites séquences, davantage qu’à une lecture narrative au long cours.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs qui aiment les gags visuels, les chutes rapides et l’humour de cartoon sans dialogues y trouveront une mécanique claire et efficace.
- Les amateurs de jeux vidéo et de l’univers de Kid Paddle apprécieront les références aux codes des jeux de plateforme et la répétition volontaire des échecs.
- Les lecteurs à la recherche d’une bande dessinée accessible, lisible en quelques minutes et adaptée à une lecture familiale peuvent y trouver leur compte.
À éviter si
- Les lecteurs qui attendent une intrigue développée, des personnages nuancés ou une progression narrative risquent de trouver l’album trop répétitif.
- Ceux qui supportent mal l’humour fondé sur les chutes, les pièges et la défaite systématique du héros pourront rester à distance de la formule.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- La narration muette rend les gags immédiatement compréhensibles et donne aux chutes une portée visuelle directe.
- Le découpage des planches organise efficacement l’attente, l’action et la chute finale.
- L’univers de jeu vidéo fournit un cadre cohérent, reconnaissable et suffisamment varié pour soutenir la répétition du principe.
Ce qui coince
- La structure en gags indépendants produit peu de progression et peut donner une impression de monotonie sur une lecture continue.
- L’humour repose presque toujours sur la même logique de piège et d’échec, ce qui réduit son impact lorsque la formule ne surprend plus.
Fiche technique
- Auteur
- Midam, Adam et Augustin
- Éditeur
- Dupuis
- Parution
- 2006
- Format
- Relié
- Prix éditeur
- 12,95 €
- ISBN
- 9782800136950
Par la rédaction de Livres et pensées.