
Demon Slayer, tome 5
de Koyoharu Gotouge
4/5selon la rédaction
4,8/5 sur Amazon, 2 200 évaluations, relevé en septembre 2026
Un volume de transition solide, qui intensifie le combat tout en élargissant la mythologie et les enjeux de la série.
En bref
Tanjiro poursuit son affrontement contre les démons de la montagne Natagumo, tandis que Nezuko et Inosuke tentent eux aussi de survivre à cette mission. Ce tome prolonge l’arc de la montagne, approfondit les liens entre les personnages et prépare une nouvelle étape dans leur parcours, entre action, tension et interventions des pourfendeurs les plus puissants.
À propos du livre
Ce cinquième tome achève la séquence engagée sur la montagne Natagumo en mettant l’accent sur la résistance de Tanjiro face à un adversaire particulièrement dangereux. Le récit ne réduit pas le combat à une simple démonstration de puissance : il insiste sur la fatigue, la peur, la solidarité et la nécessité de comprendre son ennemi pour espérer lui tenir tête. La relation entre Tanjiro et Nezuko conserve ainsi une place centrale, comme moteur affectif et moral de la série.
La construction alterne affrontements rapprochés, changements de point de vue et interventions de personnages jusque-là moins présents. Cette organisation donne au volume une progression très lisible, même si elle multiplie les combats et les apparitions spectaculaires. Le dessin de Koyoharu Gotouge privilégie l’efficacité des poses, la netteté des expressions et des effets visuels immédiatement identifiables. Les techniques de respiration apportent une dimension graphique forte aux scènes d’action, sans toujours éviter une certaine surcharge.
Le tome marque aussi un élargissement important de l’univers. Les pourfendeurs d’élite cessent d’être de simples figures évoquées à distance et commencent à peser directement sur le parcours de Tanjiro. Cette ouverture renforce la hiérarchie du Corps des pourfendeurs et rappelle que le héros reste encore loin du sommet. Le volume fonctionne donc à la fois comme conclusion d’un affrontement et comme point de passage vers des enjeux plus vastes.
Demon Slayer trouve ici un équilibre caractéristique entre violence, humour bref et émotion familiale. La série s’appuie sur des ressorts shōnen classiques, mais la vulnérabilité persistante de Tanjiro et la situation singulière de Nezuko lui donnent une tonalité plus mélancolique. Ce tome peut paraître moins autonome qu’un volume centré sur une seule mission, mais il est important pour la montée en puissance du récit et pour l’installation de ses figures majeures.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs de shōnen qui apprécient les affrontements tactiques, les techniques de combat codifiées et une progression clairement structurée.
- Les lecteurs attachés à la relation entre Tanjiro et Nezuko, dont le lien reste le principal ressort émotionnel de la série.
- Les amateurs de mangas mêlant horreur légère, humour et mythologie japonaise dans un récit d’action accessible.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent une intrigue très réaliste ou un rythme posé risquent de trouver les combats nombreux et les pouvoirs très démonstratifs.
- Les lecteurs qui découvrent la série avec ce volume manqueront une partie des enjeux et des relations installés dans les tomes précédents.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Les affrontements reposent sur la mobilité, l’endurance et l’observation, plutôt que sur la seule accumulation de puissance.
- La relation entre Tanjiro et Nezuko donne aux scènes d’action un enjeu affectif constant.
- L’introduction plus directe des pourfendeurs d’élite élargit efficacement la hiérarchie et la mythologie de la série.
Ce qui coince
- La succession de combats et de personnages peut donner une impression de densité excessive dans certaines séquences.
- Le volume joue largement le rôle de transition vers la suite, ce qui réduit son autonomie narrative.
Fiche technique
- Auteur
- Koyoharu Gotouge
- Éditeur
- Panini
- Parution
- 2016
- Format
- Broché
- Prix éditeur
- 7,29 €
- ISBN
- 9782809477542
Par la rédaction de Livres et pensées.