
Berserk, tome 29
de Kentaro Miura
4,5/5selon la rédaction
4,9/5 sur Amazon, 488 évaluations, relevé en septembre 2026
Un volume de transition dense et spectaculaire, qui développe la guerre et resserre la quête de Guts autour d’un monde devenu profondément instable.
En bref
Guts poursuit sa route avec ses compagnons, tandis que la lutte entre les forces de Griffith et l’empire kushan prend une ampleur nouvelle. Entre déplacements, affrontements et révélations sur les puissances qui se disputent le monde, le groupe cherche toujours un refuge pour Casca.
À propos du livre
Ce tome élargit nettement l’horizon de Berserk. La trajectoire personnelle de Guts reste présente, mais elle s’inscrit désormais dans un conflit militaire et politique qui dépasse largement les querelles individuelles. L’opposition entre Griffith et les Kushans donne au récit une dimension presque historique, traversée par des enjeux de pouvoir, de conquête et de survie. Miura montre un monde où les structures humaines vacillent, tandis que le surnaturel cesse d’être une menace marginale pour devenir une donnée centrale de l’ordre nouveau.
La construction repose sur l’alternance entre les scènes de déplacement, les échanges au sein du groupe et des séquences d’affrontement beaucoup plus vastes. Cette composition permet de ménager des pauses dans l’action, même si le volume conserve une forte densité narrative. Le dessin accorde autant d’importance aux silhouettes, aux décors et aux mouvements de foule qu’aux combats individuels. Les planches les plus ambitieuses donnent au conflit une ampleur visuelle remarquable, avec une précision qui rend la violence concrète plutôt que simplement spectaculaire.
Dans l’œuvre de Miura, ce tome appartient pleinement à la période du Faucon du millénaire, après la conclusion de l’arc de la Conviction. Il marque une étape importante dans le passage d’un récit centré sur la vengeance à une fresque où plusieurs armées, croyances et forces surnaturelles se rencontrent. Cette évolution peut dérouter les lecteurs attachés au face-à-face intime des premiers volumes, mais elle nourrit la singularité de Berserk, capable de combiner dark fantasy, tragédie personnelle et récit de guerre sans réduire l’un de ces registres aux autres.
Pour qui
À lire si
- Les lecteurs de dark fantasy qui apprécient les univers construits autour de conflits militaires, de forces surnaturelles et de personnages moralement ambigus.
- Les lecteurs déjà engagés dans Berserk, qui souhaitent suivre l’élargissement progressif de l’intrigue et l’évolution du groupe de Guts.
- Les amateurs de manga accordant une grande place au dessin, aux scènes de bataille et à la composition des grandes planches.
À éviter si
- Les lecteurs qui recherchent un récit autonome, car ce tome prolonge directement des événements et des relations installés dans les volumes précédents.
- Les lecteurs rebutés par la violence graphique ou par l’évolution de Berserk vers une fresque guerrière et surnaturelle de plus en plus ample.
Forces et limites
Ce qui fonctionne
- Le tome articule efficacement la quête personnelle de Guts avec un conflit politique et militaire de grande échelle.
- Les dessins donnent une forte lisibilité aux combats, aux créatures et aux mouvements de masse, avec un souci constant du détail.
- L’alternance entre progression du groupe, exposition et action fait avancer plusieurs lignes narratives sans abandonner les enjeux émotionnels.
Ce qui coince
- L’intrigue avance dans la continuité directe des volumes précédents, ce qui réduit fortement l’accessibilité pour un lecteur occasionnel.
- L’ampleur croissante du conflit et la multiplication des forces en présence peuvent rendre certains passages moins immédiats que ceux centrés sur Guts.
Fiche technique
- Auteur
- Kentaro Miura
- Éditeur
- Glénat
- Parution
- 2005
- Format
- Broché
- Prix éditeur
- 7,20 €
- ISBN
- 9782723464741
Par la rédaction de Livres et pensées.