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Livres et pensées
Couverture de Berserk, tome 15

Berserk, tome 15

de Kentaro Miura

4,5/5selon la rédaction

4,9/5 sur Amazon, 662 évaluations, relevé en septembre 2026

Un volume de transition sombre et nerveux, qui approfondit la solitude de Guts tout en ouvrant une nouvelle phase du récit.

En bref

Guts poursuit sa route dans un monde ravagé par la violence surnaturelle, où les créatures qu’il affronte ne sont pas les seules menaces. Sa trajectoire croise celle de forces religieuses et militaires qui imposent leur propre ordre, tandis que la vengeance continue de guider chacun de ses choix. Ce quinzième volume prolonge l’orientation plus errante et horrifique de la série, entre affrontements brutaux, visions cauchemardesques et exploration d’un univers médiéval profondément corrompu.

À propos du livre

Ce tome s’intéresse moins à la seule progression de la vengeance qu’à ses conséquences sur la manière dont Guts habite le monde. Isolé, méfiant et constamment menacé, le personnage avance dans un environnement où la foi, l’autorité et la monstruosité se répondent. La violence n’est pas seulement physique : elle devient un instrument de domination et une manière de définir ce qui est humain ou non.

Kentaro Miura alterne les scènes d’action très lisibles avec des moments de tension plus silencieuse. Le dessin repose sur des contrastes marqués, des décors inquiétants et une représentation particulièrement détaillée des corps et des créatures. Cette précision graphique donne du poids aux affrontements, mais elle installe aussi une atmosphère de cauchemar qui dépasse le simple registre de la fantasy guerrière.

Le volume appartient à la période qui suit le grand basculement narratif de la série et contribue à installer durablement son nouvel équilibre. L’intrigue s’éloigne progressivement du récit de guerre centré sur une troupe pour élargir le conflit à des institutions, des croyances et des communautés entières. Cette évolution enrichit l’univers, même si elle peut donner au tome une impression de transition.

Berserk doit une grande part de sa réputation à cette combinaison entre une fantasy médiévale très sombre, une réflexion sur la liberté et une mise en scène graphique sans concession. Ce quinzième tome n’est pas le plus autonome pour qui découvre la série, mais il consolide plusieurs thèmes majeurs : la solitude, la foi comme pouvoir collectif et la difficulté de rester humain dans un monde qui récompense la brutalité.

Pour qui

À lire si

  • Les lecteurs de dark fantasy qui apprécient les univers médiévaux violents, les créatures inquiétantes et les enjeux métaphysiques.
  • Les lecteurs qui suivent déjà Berserk et souhaitent voir s’élargir le récit au-delà du parcours individuel de Guts.
  • Les amateurs de mangas accordant une grande importance au dessin, à la composition des scènes d’action et à l’atmosphère.

À éviter si

  • Les lecteurs qui cherchent un volume indépendant, car ce tome s’inscrit dans une progression narrative continue.
  • Les lecteurs sensibles à la violence graphique et aux images macabres, très présentes dans la série.

Forces et limites

Ce qui fonctionne

  • Le dessin détaille avec une grande précision les décors, les armures et les créatures, ce qui donne une forte matérialité à l’univers.
  • Les affrontements restent lisibles malgré leur brutalité, grâce à une mise en page qui distingue clairement les mouvements et les rapports de force.
  • Le volume approfondit la tension entre croyance, autorité et violence sans réduire ces thèmes à un simple affrontement entre le bien et le mal.

Ce qui coince

  • La structure de transition laisse certains enjeux en suspens et offre moins de résolution qu’un volume construit autour d’un arc complet.
  • La noirceur et la violence omniprésentes peuvent finir par produire une forme de monotonie pour les lecteurs peu sensibles à ce registre.

Fiche technique

Auteur
Kentaro Miura
Éditeur
Glénat
Parution
1989
Format
Broché
Prix éditeur
7,20 €
ISBN
9782723454384

Par la rédaction de Livres et pensées.